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BUFFALO 66′ // VINCENT GALLO

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1998

 

Buffalo 66′ est le premier long métrage écrit et réalisé par Vincent Gallo. Le film raconte l’histoire de Billy Brown (Vincent Gallo), tout juste sorti de prison où il a passé les cinq dernières années pour un crime qu’il n’a pas commis. Il décide de rendre visite à ses parents qui ignorent tout de sa situation et le croient marié et employé par le gouvernement. Il décide alors de kidnapper une jeune femme, Layla (Christina Ricci) sur sa route afin de la faire passer pour sa femme devant ses parents.

 

 » All my life I’ve been a lonely boy. »

 

Billy Brown n’a qu’une idée en tête: retrouver Scott Woods, le footballer responsable de ses malheurs (après avoir perdu un pari, ne pouvant rembourser ses dettes, Billy fut contraint d’aller en prison).

Le spectateur assiste à la rencontre frénétique entre un ex-taulard torturé par ses démons et ses maladresses et la jolie poupée blonde qui se laisse totalement bercer par les événements et suit le héros docilement.

Billy est un personnage solitaire et instable, sa vie est clairement montrée au spectateur comme un échec (ses parents, l’école, sa vie amoureuse). Malgré les circonstances, la relation entre les deux personnages va peu à peu évoluer, syndrome de Stockholm, histoire d’amour ?!

 

« Would you hold me ?… Don’t touch me! »

 

Le décor sombre et oppressant, la photographie granuleuse soulignent le côté industriel de Buffalo (ville d’origine du réalisateur) et inscrit ce film dans la lignée du cinéma indépendant américain. On ne peut s’empêcher de penser que Vincent Gallo a nourri ce film de bribes autobiographiques, il est à l’origine du scénario mais aussi de la mise en scène, réalisation et a également composé la musique.

Buffalo 66′ est un premier film largement réussi.

 

« When  we  met  I  felt  my  life  begin. »

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BLUE VELVET // DAVID LYNCH

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1986

Blue Velvet est le quatrième long métrage écrit et réalisé par David Lynch. Après deux films en noir et blanc (Eraserhead et Elephant Man) ainsi que l’échec commercial Dune, David Lynch décide de revenir à un cinéma plus personnel et nous présente un ovni cinématographique, qui pour certains découle simplement du génie alors que d’autres ont crié au scandale lors de sa sortie (le film a été refusé à la MOSTRA de Venise pour pornographie).

Lumberton (Caroline du Nord), Jeffrey Beaumont (Kyle Maclachlan) est de retour dans cette petite ville calme et sans histoires car son père est hospitalisé. Sur le chemin vers l’hôpital, Jeffrey découvre ce qui semble être une oreille humaine dans un terrain vague. Il décide de l’apporter au détective Williams, père de Sandy (Laura Dern) qui deviendra sa petite amie.

Par gout du mystère et du risque, Jeffrey décide de mener sa propre enquête, il fait la rencontre d’une intrigante chanteuse de cabaret, Dorothy Vallens (Isabella Rossellini) qu’il va espionner. Il découvre alors qu’un homme dangereux Frank Booth (Dennis Hopper) détient le mari ainsi que l’enfant de la chanteuse afin qu’elle cède à ses quatre volontés.

« Blue velvet s’est construit à partir de trois éléments : une chanson de Bobby Vinton qui donne son titre au film et en constitue le leitmotiv, un vieux fantasme de voyeur qui me hantait depuis longtemps (j’ai toujours rêvé de me glisser dans la chambre d’une jeune fille pour l’observer en secret pendant toute la nuit) et l’image d’une oreille coupée au milieu d’un pré… »  – D. Lynch

David Lynch pose le décor de manière exagérée et kitch, Lumberton, petite ville américaine paisible, univers protecteur où les pompiers saluent et sourient et où les habitants semblent prendre soin les uns des autres. Sous le soleil brillant et les jolies tulipes jaunes se cache un monde lugubre, grouillant d’insectes.

C’est la découverte de l’oreille qui va tout changer pour Jeffrey, le travelling sur le conduit auditif donne l’impression au spectateur de s’engouffrer, l’oreille est le symbole du passage vers un autre monde.

Cet autre monde, c’est l’envers du décor, celui qui se cache derrière le rideau de velour bleu. Monde interdit, souterrain, là où les instincts et les désirs refoulés règnent en maîtres.

« It’s a strange world »

Dorothy Vallens représente l’univers de la nuit, Jeffrey se retrouve ensorcelé lors de ses visites à l’appartement, il découvre les plaisirs interdits du voyeurisme et du masochisme. Dorothy est une femme sensuelle et fragile qui porte en elle une souffrance qui la rend à la fois attirante et touchante. Dorothy se place en initiatrice sexuelle autant qu’en victime à protéger de Frank. Frank Booth, pervers cruel et meurtrier, représente quant à lui le symbole du mal absolu pour Jeffrey qui se demande comment ce genre de personne peut bien exister.

« I have your disease in me now. »

Jeffrey se retrouve pris entre ces deux mondes que tout semble opposer, avec d’un côté la jolie étudiante blonde, fille du détective et de l’autre la sulfureuse et fascinante brunette Dorothy. Lynch ne propose pas pour autant une vision manichéenne du bien et du mal, mais choisit de faire s’entre-choquer ces deux mondes qui ne peuvent exister l’un sans l’autre. C’est un voyage initiatique pour Jeffrey, le passage de l’adolescence à l’âge adulte, une perte de l’innocence.

« In dreams I walk with you

In dreams I talk to you

In dreams you’re mine all the time

We’re together in dreams » – Roy Orbison

Le film repose sur une structure en boucle; il s’achève de la même manière qu’il commence, plan fixe du rideau de velour bleu derrière lequel se cachent les coulisses de ce monde étrange et inquiétant par lequel Jeffrey et Sandy semblent être fascinés.

« If you receive a love letter from me, you are fucked forever. »

Blue Velvet n’est pas un film noir au sens classique bien qu’il en reprenne les codes. C’est un film lynchien, hypnotique et déroutant… Un voyage au-delà des apparences qui n’est pas sans rappeler, Twin Peaks qui quelques années plus tard présentera aux spectateurs une autre petite ville calme qui se révèlera à la fois mystérieuse et effrayante.

« En tant que peintre, je crois à l’art abstrait et expressionniste. Le cinéma en est un. » D. Lynch

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Another day in Paradise // Larry Clark

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1997

Another day in paradise est le second long métrage de Larry Clark après KIDS, l’histoire est adaptée d’un manuscrit écrit par un ancien prisonnier (Little Eddie) dans lequel il raconte ses déboires avec la drogue et la criminalité.

Le film a remporté le grand prix du festival du film policier de Cognac en 1999.

Mél (James Woods) et Sid (Mélanie Griffith) couple de voleurs expérimentés se prennent d’amitié pour un couple d’adolescents Bobbie (Vincent Kartheiser) et Rosie (Natasha Gregson Wagner).

Bobbie est un jeune complètement à la dérive, perdu dans l’univers de la drogue et de la petite délinquance. Lorsqu’il fait la rencontre de ces deux truands charismatiques, Bobbie est impatient d’apprendre les ficelles du métier et de devenir un vrai dur. Mél et Sid initient le jeune couple aux pratiques criminelles, ensemble ils vont mener la grande vie (argent facile, drogues à volonté…) et organiser des gros coups.

Après cet avant-goût du paradis, l’aventure qui commence comme une joyeuse ballade en famille va vite se transformer en descente aux enfers.

« I’m just a junkie and a real good thief »

Bobbie et Rosie sont le symbole d’une jeunesse déchue, livrés à eux-même ils vont trouver chez Mél et Sid les parents de substitution dont ils ont désespérément besoin. Sid est très protectrice et maternelle là où Mél est constamment dans le contrôle et la violence.

« So, you two are Bonnie and Clyde, eh? »

Another Day in Paradise est une histoire sombre racontée de manière brute qui dépeint le quotidien rock’n’roll de junkies paumés en quête d’adrénaline qui aspirent eux aussi à une part du rêve americain.

Larry Clark dresse le portrait sulfureux d’une Amérique hors-la-loi dans les années 70 de manière crue et brutale, c’est la patte du réalisateur; cette recherche constante de la vérité nue.

« Mon but était de peindre la réalité aussi honnêtement que possible, de montrer comment les choses se passent. »  Larry Clark

La structure filmique est relativement classique bien que Larry Clark ne tombe pas dans les clichés propres au genre, il nous immerge dans le monde de la drogue et du crime où les personnages – toujours en état d’urgence – tentent de survivre. Il dépeint ces paradis artificiels comme un monde cruel, sans états d’âme où nécessité fait loi.

Road-movie criminel sur fond de blues (Otis Redding, Percy Sledge…), c’est par son contenu que le film surprend; c’est avant tout une histoire bien contée portée à l’écran par des acteurs qui offrent une performance à la fois crédible et touchante.

« Yeah. I’m a doctor, shooting you up with heroin. That’s right. »

Le spectateur se retrouve vite happé par la mise en scène nerveuse (caméra à l’épaule, images granuleuse lorsque l’éclairage est faible) et par les personnages à la fois destructeurs et attachants que l’on voit évoluer et se déchirer.

Entre attraction et répulsion, Larry Clark joue avec les limites entrainant ainsi le spectateur dans un voyage chaotique qui fait l’effet d’une bonne grosse claque.

Den Brysomme Mannen (Norway of life) // Jens Lien

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2007

Second long métrage de Jens Lien, Den Brysomme Mannen (l’homme qui dérange) basé sur une pièce radiophonique a remporté 4 prix au Festival du film fantastique de Gérardmer 2007 et le prix ACID à Cannes en 2006.

Le film s’ouvre un baiser mécanique voir grotesque tant il est exagéré, le personnage principal Andreas (Trond Fausa Aurvaag) regarde le couple s’embrasser sur le quai de métro, avec les bruits de bouche en fond sonore.

C’en est trop, il se jette sur la voie.

« Nothing tastes anything »

Andreas découvre alors une société ultra fonctionnelle dans laquelle il se retrouve intégré presque naturellement. On lui offre un emploi, un endroit où vivre et même une femme. Une société totalement aseptisée où tout semble fade – les émotions sont contrôlées voir réprimées. Andreas tente de s’échapper par tous les moyens, sans succès, il se retrouve toujours au même point.

Le personnage principal s’enfonce alors dans un malaise cauchemardesque.

« J’ai voulu arriver à faire sentir que sous la surface lisse, il y a quelque chose qui est au bord de l’explosion. » _ Jens Lien

Andreas découvre un monde où tout semble être sous contrôle mais ou la « vie » semble absente. Il se retrouve alors pris au piège dans une dictature du bonheur matérialiste dans laquelle il n’est pas à sa place. Andreas est un personnage kafkaïen; ses rapports aux autres sont basés sur l’incompréhension, il est le seul a ressentir des émotions (cf scène au cinéma : il est le seul à pleurer) et avoir conscience du monde qui l’entoure.

« – I’m going to leave you.

But we have guests on saturday ! »

Les décors sont minimalistes, froids, tout droit sortis d’un catalogue ikéa et marquent l’absence de vie des personnages. Les mouvements de caméra sont très lents, les images sont dans les tons gris, pâles mais avec une esthétique toujours soignée, typiques du cinéma nordique (notamment Roy Andersson).

Le réalisateur dresse un portrait critique des sociétés occidentales plus précisément nordiques jugées « trop lisses » en mettant en scène un monde aseptisé ou tout n’est qu’automatisme (sexe, relations amoureuses, nourriture). Norway of Life est une satire du monde moderne et de l’isolement qu’il engendre sous la forme d’une comédie noire vraiment réussie.

LES AILES DU DÉSIR (DER HIMMEL ÜBER BERLIN) // WIM WENDERS

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1987

Les Ailes du Désir (Der Himmel Über Berlin), co-écrit par Peter Handke et Wim Wenders marque le retour du réalisateur en Allemagne qu’il avait quitté pour les États-Unis. Prix de la mise en scène à Cannes la même année, le film est dédicacé à « Yasujiro, François et Andreï » (Ozu, Truffaut et Tarkovski).

Berlin, avant la chute du mur, les anges Cassiel (Otto Sander) et Damiel (Bruno Ganz) veillent sur les humains et recueillent leurs monologues intérieurs. Lors de ses déambulations dans la ville, Damiel tombe sur un cirque où il aperçoit Marion (Solveig Dommartin / Mme Wenders à l’époque), une trapéziste mélancolique en proie aux questions existentielles. Sensible à la condition humaine, il est immédiatement touché par la jeune femme et décide alors de devenir humain donc mortel.

Les Ailes du Désir est un conte philosophique, une déambulation poétique dans les rues de Berlin qui célèbre la nature humaine et la beauté de l’existence. Les anges deviennent témoins des pensées et autres aspirations des humains sur qui ils veillent. La narration est volontairement déconstruite; l’intrigue se compose des divers monologues des passants, leurs sentiments mis bout à bout comme un cadavre exquis berlinois. A travers tous ces individus, ces différentes sensibilités qui s‘expriment on devine l’universalité de la condition humaine.

Berlin est encore séparée en deux par le mur, à travers ces image d’une ville en ruine, on constate les dégâts causés par la guerre. Une profonde mélancolie vient envelopper Berlin et ses habitants encore sous le choc de voir leur ville ainsi défigurée. Wim Wenders nous montre à travers ses plans aériens le constat de la guerre, une ville scindée en deux mais il nous offre avant tout la preuve d‘une foi indéfectible en la civilisation et l’espoir d’un re-nouveau.

Les deux anges sont témoins du monde en marche mais ils n’ont pas de pouvoir d’interaction. En dehors d’une sincère empathie, ils ne semblent pas avoir accès aux sensations, aux sentiments ou même à la vision en couleur. Wim Wenders alterne couleur et noir et blanc afin de dissocier la vision des anges de celle des humains. 

« Je sais maintenant ce qu’aucun autre ange ne sait. »

Damiel observe et écoute avec attention Marion pour qui il ressent déjà un attachement mais il est frustré de constater que malgré son empathie, malgré ses tentatives de se révéler à la jeune femme, il ne peut réellement l’atteindre. Il devient alors « las de son existence » et choisit de renoncer à l’immortalité pour une vie écourtée mais remplie de sensations. Il renonce à ses ailes pour une bouffée d’humanité.

« You need me. You will need me. There’s no greater story than ours, that of man and woman. It will be a story of giants… invisible… transposable… a story of new ancestors. Look. My eyes. They are the picture of necessity, of the future of everyone in the place. Last night I dreamt of a stranger… of my man. Only with him could I be alone, open up to him, wholly open, wholly for him. Welcome him wholly into me. Surround him with the labyrinth of shared happiness. I know… it’s you. »  Marion

La bande son post-punk, Nick Cave and the Bad Seeds et Crime and the city Solution collent parfaitement au décor, on entend la musique raisonner dans les souterrains berlinois et c’est là que Marion et Damiel se retrouvent, Nick Cave chante alors « From Her to Eternity »

 

 

BENNY’S VIDEO // MICHAEL HANEKE

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1992 

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Benny’s vidéo, écrit et réalisé par Haneke est le second volet de la trilogie de « la glaciation émotionnelle » (VERGLETSCHERUNGS) qui comprend Le Septième Continent ainsi que 71 Fragments d’une chronologie du hasard.

Benny (Arno Frisch), adolescent d’origine bourgeoise, coupé de toute communication extérieure avec des parents trop souvent absents, s’est enfermé dans l’univers de la vidéo. Benny se gave d’images, presque anesthésié face à ce qu’il voit, il perd pied jusqu’à devenir une sorte d’automate froid et hanté par un désir de violence latent. Il rencontre une fille et ce qui aurait du être une aventure sentimentale va soudain glisser vers l’horreur. 

Dès les premières secondes, on assiste à une mise à mort violente – celle d’un porc – repassée en boucle, le spectateur se retrouve directement et dangereusement fasciné par cette violence glaciale.

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Dans sa chambre Benny est entouré d’écrans sur lesquels passent des vidéos catastrophe. Il est noyé dans un flot constant d’images si bien que la frontière entre réalité et fiction devient peu à peu glissante. Benny est caché derrière un monde virtuel où la réalité (la mort, les conséquences) ne peuvent réellement l’atteindre.

Les images l’aident à se distancer du monde extérieur. Benny se sert de sa caméra pour appréhender le monde et le modifier afin de maitriser les événements. Sa chambre est semblable à une salle de montage où Benny rejoue, copie, supprime les images qui défilent sous ses yeux.

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La solitude de Benny est insupportable, il choisit alors la fuite à travers des écrans et des images. Entre la réalité et lui, il y a sa caméra comme une vitre derrière laquelle il observe sa propre vie. Les parents de Benny ne lui sont d’aucune aide. Ils sont eux aussi soucieux de conserver leur image de bourgeois bienséants et choisissent délibérément d’occulter les problèmes et de ‘mettre la poussière sous le tapis’.

La violence est filmée par écrans interposés et se déroule principalement en hors-champ ce qui la rend d’autant plus insoutenable; le spectateur est laissé avec son imagination, sa propre interprétation de ce qui est en train de se dérouler.

Le spectateur ressent de l’effroi face à cet acte soudain de violence gratuite. Le film est constant dans son rythme jusqu’à la scène ou tout bascule. C’est la signature d’Haneke, ce calme trop calme puis le choc qui fait l’effet d’une grosse claque ou comme dirait Lacan : « Le réel, c’est quand on se cogne ».

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L’ambiance se veut malsaine, l’absence de bande son rend les silences lourds, pesants et contribue à ce sentiment de gêne que ressent le spectateur. On se retrouve alors témoins, voyeurs, Haneke nous met face à notre propre fascination pour l’insoutenable, l’horreur, cette fascination qui fait qu’on ne peut s’empêcher de regarder. Haneke soulève la question de l’impact des images, du message qu’elles véhiculent sur la personne qui regarde.

Il montre à travers le personnage de Benny les dangers de la surreprésentation et la désensibilisation de l’esprit face à la violence et l’horreur dans un monde où la communication semble être rompue.

 

BULLHEAD (RUNDSKOP) // MICHAËL R. ROSKAM

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2011

 

Premier long métrage du réalisateur flamand Michaël Roskam, Bullhead a été nominé aux Oscars et aux Césars dans la catégorie « meilleur film étranger ».

Jacky Vanmarsenille (Matthias Schoenaerts) est propriétaire de bétail à St Trond dans la province de Limbourg et entretient des rapports étroits avec des trafiquants d’hormones. À la suite d’un assassinat dans le milieu, les problèmes vont s’enchaîner pour Jacky. Les lourds secrets du passé enfouis depuis son enfance vont alors refaire surface le rendant à la fois imprévisible et violent.

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Le film s’ouvre sur fond de polar et d’organisation criminelle autour du trafique d’hormones (fait divers qui avait bouleversé la Belgique) mais on devine également une volonté esthétique de la part du réalisateur (ex étudiant des Beaux-Arts) à travers une composition picturale proche de la peinture – notamment avec les plans fixes de paysages flamands à couper le souffle. L’action se déroule entre Limbourg et Liège et le réalisateur n’hésite pas à dépeindre un portrait social réaliste des deux Belgiques qui s’affrontent.

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« Je parle plutôt de tragédie à propos de ce film que de drame. La tragédie permet d’agrandir le champ de vision, tout comme elle rejoint le motif du destin qui m’intéressait ici. Dans une tragédie, on sait d’emblée que les choses vont mal finir, elles sont déjà écrites, à partir de là, il suffit de se laisser porter vers elles. »  –  M. Roskam

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Michaël Roskam créé un parallèle inattendu entre la tragédie de l’homme et celle du bétail.

Le personnage de Jacky crève totalement l’écran; le jeu d’acteur remarquable montre un personnage à la fois complexe, monstrueux et attachant. Il est hanté par un souci de normalité et motivé par la crainte d’être rejeté par l’autre. Le réalisateur nous plonge dans son enfer personnel et nous montre les origines de ce mal qui le consume en alliant savamment flash-backs et métaphores. On assiste impuissants à cette horrible tragédie sans pouvoir détourner le regard.

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Jacky est un anti-héros, à la fois viril et sensible, il est prisonnier de son image et s’anesthésie chimiquement pour oublier les traumatismes de son enfance. Le spectateur assiste à une violence sourde de laquelle naît un profond sentiment de compassion pour ce personnage presque mythologique. Bullhead raconte l’histoire d’un homme pris au piège dans le corps d’une bête.

A la fois touchant et poignant, Bullhead fait presque l’effet d’un taureau qui chargerait droit vers ses spectateurs!

 

 

A chacun son cinéma (To each his own movie)

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2007

 

À l’occasion du 60ème anniversaire du festival de Cannes, les meilleurs réalisateurs du monde entier se sont réunis autour du même thème ‘le cinéma’ ou plus précisément leur amour pour le septième art. Le film regroupe 33 courts métrages d’une durée de 3mn chacun dans lesquels chaque réalisateur nous fait part de son rapport au le cinéma.

 

Le cinéma est présenté comme une constante peu importe les cultures ou les milieux sociaux et la salle de cinéma comme un laboratoire où chacun fait l’expérience du cinéma à travers les rires, les larmes, l’amour etc… C’est dans ces salles obscures, qu’elles soient quasiment vides ou remplies, majestueuses ou composées de chaises et d’un mur blanc que la magie opère. On retrouve souvent l’utilisation de la mise en abîme; le spectateur se retrouve face à sa condition de regardant-regardé.

 

Bien que le thème soit le même, chacun choisit d’aborder le sujet de manière personnelle, on retrouve le côté industriel propre à Kaurismaki, les situations absurdes chez Lars Von Trier, la fiction qui déborde sur la réalité chez Lynch, l’humour bien noir de Cronenberg, l’esthétisme de Wong Kar Waï ou encore le côté touchant chez Kiarostami ou Chahine etc…

 

Un hommage au cinéma réalisé par les plus grandes pointures, que demande le peuple!

 

 

  • Trois minutes de Theo Angelopoulos
  • Recrudescence d’Olivier Assayas
  • The Last dating show de Bille August
  • The Lady bug de Jane Campion
  • 47 ans après de Youssef Chahine
  • No translation needed de Michael Cimino
  • At the suicide of the last Jew in the world in the last cinema in the world de David Cronenberg
  • Dans l’obscurité de Jean-Pierre et Luc Dardenne
  • Rencontre unique de Manoel de Oliveira
  • Cinéma d’été de Raymond Depardon
  • Artaud double bill d’Atom Egoyan
  • Le Dibbouk de Haïfa d’Amos Gitai
  • The Electric princess house de Hou Hsiao-Hsien
  • Anna d’Alejandro Gonzalez Inarritu
  • Zhanxiou village de Chen Kaige
  • I travelled 9 000 km to give it to you de Wong Kar-Wai
  • La Fonderie d’Aki Kaürismaki
  • Where is my Romeo ? d’Abbas Kiarostami
  • One fine day de Takeshi Kitano
  • Dans le noir d’Andrei Konchalovsky
  • Cinéma de boulevard de Claude Lelouch
  • Happy ending de Ken Loach
  • It’s a dream de Tsai Ming-Liang
  • Diario di uno spettatore de Nanni Moretti
  • Cinéma érotique de Roman Polanski
  • A 8944 de Cannes de Walter Salles
  • Le Don de Raul Ruiz
  • Irtebak d’Elia Suleiman
  • First kiss de Gus Van Sant
  • Occupations de Lars Von Trier
  • En regardant le film de Zhang Yimou
  • Absurda de David Lynch

 

SURVEILLANCE // JENNIFER CHAMBERS LYNCH

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2008

 

Surveillance est le second long métrage de Jennifer Lynch après Boxing Helena (1993) très mal reçu par la critique 15ans plus tôt. Le film s’articule autour de l’histoire de deux agents du FBI, Elizabeth Anderson (Julia Ormond) et Sam Hallaway (Bill Pullman) qui arrivent dans une petite ville des États-Unis pour enquêter sur une série de meurtres sanglants. Ils interrogent trois témoins : Jack un policier véreux, Bobbi une junkie et Stéphanie une petite fille qui vient de perdre toute sa famille. Au cours des interrogatoires, les deux agents découvrent que chacun donne une version différente des faits, dissimulant une partie de la vérité.

 

Le film s’ouvre sur des images violentes, dès les premières minutes le ton est donné, scène de meurtre au ralenti entrecoupée de fondus au noir. Il est difficile de dissocier le père de la fille, Daddy Lynch est producteur exécutif, on sent son empreinte, on retrouve l’acteur Bill Pullman (Lost Highway) et l’atmosphère inquiétante de cette ville fantomatique proche de Twin Peaks.

 

« They call them witnesses because they’ve seen things » 

 

La méthode d’interrogatoire consiste à mettre en place un dispositif de narration en huit-clos; chaque témoin raconte sa version des faits devant une caméra. L’agent Hallaway observe les trois écrans depuis une autre pièce semblable à une salle de montage – il contrôle et oriente le récit à travers un micro. Le spectateur observe les fragments de l’histoire émerger à l’écran et réalise rapidement que les témoins manipulent la vérité.

La réalisatrice fait du spectateur un témoin à part entière tentant de démêler cette histoire en se basant sur les différents témoignages. Elle laisse s’immiscer le doute et vient bousculer les croyances en nous questionnant sur le pouvoir des apparences.

Le film nous plonge dans les méandres de la nature humaine, son côté sombre, à travers les jeux de faux semblants, les mensonges, le désir et la violence. Le découpage fragmenté de l’intrigue, la constante remise en question de la vérité déstabilise le spectateur et le tient en haleine jusqu’au twist final.

 

Surveillance est un thriller réussi, au réalisme cru et sans concession.

Le test de paternité est confirmé : she is daddy’s girl!

 

 

HEAD ON (GEGEN DIE WAND) // FATIH AKIN

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2004

 

Head On ou Gegen Die Wand est le troisième long métrage du réalisateur germano-turc Fatih Akin. Le film raconte l’histoire de Cahit (BIROL ÜNEL), un quadragénaire punk, aux tendances suicidaires qui noie son mal de vivre dans l’alcool et la drogue. Suite à un accident de voiture, il se retrouve à l’hôpital psychiatrique d’Hambourg où il rencontre une jeune femme, Sibel (SIBEL KEKILLI) qui a feint de se suicider pour échapper à sa famille et à la pression des traditions. Cahit est turc, Sibel voit donc en lui le candidat parfait à un mariage blanc pour convaincre ses parents de la laisser vivre sa propre vie. Sibel demande à Cahit, qu’elle vient juste de rencontrer, de l’épouser, seul moyen pour elle de quitter sa famille sans briser les traditions.

Cahit finit par céder, touché par la situation désespérée de Sibel. Ils passent un accord et décident de vivre en colocation pour les apparences. Leur faux mariage va peu à peu laisser place à de vrais sentiments amoureux.

 

« SHE SAYS SHE’LL KILL HERSELF IF I DON’T DO IT »

 

Le film traite du choc culturel germano-turc, de la relation de pouvoir entre les hommes et les femmes mais pas seulement, loin de tomber dans le cliché de l’immigration, Fatih Akin montre deux êtres aux comportements extrêmes (exprimés à travers le sexe, la drogue et la musique) perdus dans l’existence, le film traite avant tout de la passion amoureuse qui dévore et rend fous Cahit et Sibel. Les deux personnages en quête d’identité, de liberté et d’amour vont se perdre sur le chemin de l’autodestruction. Fatih Akin montre avec brutalité, sans artifices, ces deux êtres en état urgence que l’amour et la vie consume. Head On est une tragédie romantique moderne.

 

« PUNK IS NOT DEAD ! » 

 

_ « L’amour comprit comme seule forme raisonnable de guerre, comme une force qui se pose devant nous et qui nous confronte; c’est cette force qui est présente dans le film et c’est pourquoi ce film est une histoire d’amour. » Fatih Akin

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