Den Brysomme Mannen (Norway of life) // Jens Lien

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2007

Second long métrage de Jens Lien, Den Brysomme Mannen (l’homme qui dérange) basé sur une pièce radiophonique a remporté 4 prix au Festival du film fantastique de Gérardmer 2007 et le prix ACID à Cannes en 2006.

Le film s’ouvre un baiser mécanique voir grotesque tant il est exagéré, le personnage principal Andreas (Trond Fausa Aurvaag) regarde le couple s’embrasser sur le quai de métro, avec les bruits de bouche en fond sonore.

C’en est trop, il se jette sur la voie.

« Nothing tastes anything »

Andreas découvre alors une société ultra fonctionnelle dans laquelle il se retrouve intégré presque naturellement. On lui offre un emploi, un endroit où vivre et même une femme. Une société totalement aseptisée où tout semble fade – les émotions sont contrôlées voir réprimées. Andreas tente de s’échapper par tous les moyens, sans succès, il se retrouve toujours au même point.

Le personnage principal s’enfonce alors dans un malaise cauchemardesque.

« J’ai voulu arriver à faire sentir que sous la surface lisse, il y a quelque chose qui est au bord de l’explosion. » _ Jens Lien

Andreas découvre un monde où tout semble être sous contrôle mais ou la « vie » semble absente. Il se retrouve alors pris au piège dans une dictature du bonheur matérialiste dans laquelle il n’est pas à sa place. Andreas est un personnage kafkaïen; ses rapports aux autres sont basés sur l’incompréhension, il est le seul a ressentir des émotions (cf scène au cinéma : il est le seul à pleurer) et avoir conscience du monde qui l’entoure.

« – I’m going to leave you.

But we have guests on saturday ! »

Les décors sont minimalistes, froids, tout droit sortis d’un catalogue ikéa et marquent l’absence de vie des personnages. Les mouvements de caméra sont très lents, les images sont dans les tons gris, pâles mais avec une esthétique toujours soignée, typiques du cinéma nordique (notamment Roy Andersson).

Le réalisateur dresse un portrait critique des sociétés occidentales plus précisément nordiques jugées « trop lisses » en mettant en scène un monde aseptisé ou tout n’est qu’automatisme (sexe, relations amoureuses, nourriture). Norway of Life est une satire du monde moderne et de l’isolement qu’il engendre sous la forme d’une comédie noire vraiment réussie.

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