BULLHEAD (RUNDSKOP) // MICHAËL R. ROSKAM

Capture d’écran 2014-01-14 à 21.33.02

Capture d’écran 2014-01-14 à 21.35.59

Capture d’écran 2014-01-14 à 21.40.04

Capture d’écran 2014-01-14 à 21.40.27

Capture d’écran 2014-01-14 à 21.40.32

Capture d’écran 2014-01-14 à 21.55.39

Capture d’écran 2014-01-14 à 21.55.45

Capture d’écran 2014-01-14 à 22.02.07

Capture d’écran 2014-01-14 à 22.34.37

Capture d’écran 2014-01-14 à 22.52.31

Capture d’écran 2014-01-14 à 22.58.46

Capture d’écran 2014-01-14 à 22.58.56

Capture d’écran 2014-01-14 à 23.01.02

Capture d’écran 2014-01-14 à 23.06.31

Capture d’écran 2014-01-14 à 23.13.17

Capture d’écran 2014-01-14 à 23.48.15

Capture d’écran 2014-04-30 à 07.11.21

Capture d’écran 2014-04-30 à 07.12.44

Capture d’écran 2014-04-30 à 07.13.49

2011

 

Premier long métrage du réalisateur flamand Michaël Roskam, Bullhead a été nominé aux Oscars et aux Césars dans la catégorie « meilleur film étranger ».

Jacky Vanmarsenille (Matthias Schoenaerts) est propriétaire de bétail à St Trond dans la province de Limbourg et entretient des rapports étroits avec des trafiquants d’hormones. À la suite d’un assassinat dans le milieu, les problèmes vont s’enchaîner pour Jacky. Les lourds secrets du passé enfouis depuis son enfance vont alors refaire surface le rendant à la fois imprévisible et violent.

____________________________________________

Le film s’ouvre sur fond de polar et d’organisation criminelle autour du trafique d’hormones (fait divers qui avait bouleversé la Belgique) mais on devine également une volonté esthétique de la part du réalisateur (ex étudiant des Beaux-Arts) à travers une composition picturale proche de la peinture – notamment avec les plans fixes de paysages flamands à couper le souffle. L’action se déroule entre Limbourg et Liège et le réalisateur n’hésite pas à dépeindre un portrait social réaliste des deux Belgiques qui s’affrontent.

____________________________________________

____________________________________________

« Je parle plutôt de tragédie à propos de ce film que de drame. La tragédie permet d’agrandir le champ de vision, tout comme elle rejoint le motif du destin qui m’intéressait ici. Dans une tragédie, on sait d’emblée que les choses vont mal finir, elles sont déjà écrites, à partir de là, il suffit de se laisser porter vers elles. »  –  M. Roskam

____________________________________________

____________________________________________

Michaël Roskam créé un parallèle inattendu entre la tragédie de l’homme et celle du bétail.

Le personnage de Jacky crève totalement l’écran; le jeu d’acteur remarquable montre un personnage à la fois complexe, monstrueux et attachant. Il est hanté par un souci de normalité et motivé par la crainte d’être rejeté par l’autre. Le réalisateur nous plonge dans son enfer personnel et nous montre les origines de ce mal qui le consume en alliant savamment flash-backs et métaphores. On assiste impuissants à cette horrible tragédie sans pouvoir détourner le regard.

____________________________________________

Jacky est un anti-héros, à la fois viril et sensible, il est prisonnier de son image et s’anesthésie chimiquement pour oublier les traumatismes de son enfance. Le spectateur assiste à une violence sourde de laquelle naît un profond sentiment de compassion pour ce personnage presque mythologique. Bullhead raconte l’histoire d’un homme pris au piège dans le corps d’une bête.

A la fois touchant et poignant, Bullhead fait presque l’effet d’un taureau qui chargerait droit vers ses spectateurs!

 

 

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :