Archives Mensuelles: mars 2014

SURVEILLANCE // JENNIFER CHAMBERS LYNCH

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2008

 

Surveillance est le second long métrage de Jennifer Lynch après Boxing Helena (1993) très mal reçu par la critique 15ans plus tôt. Le film s’articule autour de l’histoire de deux agents du FBI, Elizabeth Anderson (Julia Ormond) et Sam Hallaway (Bill Pullman) qui arrivent dans une petite ville des États-Unis pour enquêter sur une série de meurtres sanglants. Ils interrogent trois témoins : Jack un policier véreux, Bobbi une junkie et Stéphanie une petite fille qui vient de perdre toute sa famille. Au cours des interrogatoires, les deux agents découvrent que chacun donne une version différente des faits, dissimulant une partie de la vérité.

 

Le film s’ouvre sur des images violentes, dès les premières minutes le ton est donné, scène de meurtre au ralenti entrecoupée de fondus au noir. Il est difficile de dissocier le père de la fille, Daddy Lynch est producteur exécutif, on sent son empreinte, on retrouve l’acteur Bill Pullman (Lost Highway) et l’atmosphère inquiétante de cette ville fantomatique proche de Twin Peaks.

 

« They call them witnesses because they’ve seen things » 

 

La méthode d’interrogatoire consiste à mettre en place un dispositif de narration en huit-clos; chaque témoin raconte sa version des faits devant une caméra. L’agent Hallaway observe les trois écrans depuis une autre pièce semblable à une salle de montage – il contrôle et oriente le récit à travers un micro. Le spectateur observe les fragments de l’histoire émerger à l’écran et réalise rapidement que les témoins manipulent la vérité.

La réalisatrice fait du spectateur un témoin à part entière tentant de démêler cette histoire en se basant sur les différents témoignages. Elle laisse s’immiscer le doute et vient bousculer les croyances en nous questionnant sur le pouvoir des apparences.

Le film nous plonge dans les méandres de la nature humaine, son côté sombre, à travers les jeux de faux semblants, les mensonges, le désir et la violence. Le découpage fragmenté de l’intrigue, la constante remise en question de la vérité déstabilise le spectateur et le tient en haleine jusqu’au twist final.

 

Surveillance est un thriller réussi, au réalisme cru et sans concession.

Le test de paternité est confirmé : she is daddy’s girl!

 

 

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