Archives Mensuelles: janvier 2014

BREAKING THE WAVES // LARS VON TRIER

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1996

 

Grand prix du jury, Cannes en 1996, Breaking the Waves est le premier volet de la trilogie GoldenHearted (Coeur d’or, inspiré d’un conte) dont font partie Les Idiots et Dancer in the Dark.

L’histoire se déroule dans une communauté puritaine écossaise (dans les années 70’) où les femmes n’ont pas le droit de s’exprimer. Bess McNeil (Emily Watson), jeune femme un peu naïve et crédule choisit d’épouser Jan (Stellan Skarsgard), un outsider bien que sa communauté n’approuve pas cette union.

 

« SHE’S NOT RIGHT IN THE HEAD. »

 

Bess est perçue comme fragile psychologiquement par son entourage, elle est vue comme « l’idiote du village ».

L’héroïne dialogue régulièrement avec Dieu : elle fait les réponses à ses questions en changeant sa voix en une voix plus grave. Jan est victime d’un accident sur la plateforme où il travaille et se retrouve entièrement paralysé. Il est frustré de ne plus pouvoir satisfaire Bess et lui conseille alors de prendre un amant. Il veut qu’elle fasse l’amour avec d’autres hommes et qu’elle lui raconte ensuite les détails, une manière pour lui de vivre par procuration. Bess accepte pour prouver à Jan son amour. Après l’accident de Jan, elle passe une sorte d’accord avec Dieu : Jan ira mieux si elle fait l’amour avec d’autres hommes. Bien qu’elle n’en ai pas envie, elle est persuadée que son sacrifice pourra sauver l’homme qu’elle aime.

 

« LOVE IS A MIGHTY POWER. »

 

Bess se perd et ne fait plus la distinction entre désir et imagination, elle est persuadée que ses actes donnent corps, à personne interposée, à l’amour qu’elle porte à Jan. Bess nourrit ses fantasmes pour le maintenir en vie.

 

« God gives everyone a talent, something to be good at… 

I can believe. I’ve always been stupid but i’m good at this. »

 

On reconnaît déjà la patte dogme95, le montage haché, la fluidité des plans filmés caméra épaule, le cadrage incertain, les flous, les mises au point donnent au film un réalisme saisissant et donnent au spectateur un sentiment d’immédiateté. La camera est toujours très proche de ses personnages, le réalisateur crée une relation privilégiée entre Bess et le spectateur, elle est le seul personnage à regarder directement la caméra.

 

« SHE JUST WANTS IT ALL. »

 

Breaking the Waves est difficile à classer, Lars Von Trier le qualifie de « mélodrame érotique » et selon lui, Breaking the Waves est avant tout un film sur la bonté.

Bess est montrée comme un martyr, c’est sa bonté qui la conduit au sacrifice.

 

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